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Quarantine life - Vie en quarantaine - 隔離生活 - cuộc sống trong kiểm dịch
Dernière étape postée il y a 8 heures
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Avril 2021
40 semaines
25
avr
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Publié le 1er mai 2021

Ce carnet de voyage me permettra de vous présenter mon départ à Hong Kong dans le cadre d'un détachement professionnel. Celui-ci commencera le 26 avril 2021 et durera jusqu'à la fin de l'année.

A Hong Kong, une quarantaine stricte de 21 jours est imposée. Vous pourrez découvrir dans les prochaines étapes les détails techniques. Je numéroterai donc les jours de ce carnet en prenant 21 comme le dernier jour de la quarantaine.

La vie de quarantaine peut être monotone, mais j'essaierai de vous partager au maximum et avec un humour le moins boomer possible certains moments saillants et des critiques culinaires, cinématographiques et sportives (de séances de HIIT notamment).

26
avr
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Décollage de CDG à 16h05

7h: Réveil


8h: Je prends le café avec Baptiste (mon coloc') et Mathilde, qui partent tous deux vers 8h30.


9h: Les valises sont prêtes, il ne reste plus qu'à ranger la trousse de toilette et les chargeurs dans le sac.

Bagages pour 7 mois. PS: à vous qui m'avez offert ce joli sac Rains, il n'est pas sur la photo mais est bien dans mes bagages


10h: Je décide d'aller chez le coiffeur afin de couper ces cheveux qui commençaient à être longs.


11h: A la sortie du coiffeur qui se trouve au bas de la rue des Martyrs, je joue le cliché jusqu'au bout et décide d'aller dans une épicerie "circuit-court" afin d'acheter du pâté, du fromage, du vin puis je passe dans une boulangerie MOF pour acheter une baguette (je m'étonne toujours du nombre de meilleurs ouvriers de France, mais enfin ce n'est pas grave la baguette était de qualité).


12h30: Je me délecte de mon repas, accompagné d'un verre de vin. L'ultime repas français (cc: Thomas Pesquet)



13h: Je vérifie que j'ai bien tous les papiers:

  • Test PCR négatif fait le 24/04 à 9h00, avec le résultat en anglais, qui sera bien daté de moins de 72h au départ de Doha (le 27/04 à 2h40 heure française)
  • Lettre du consulat certifiant que les laboratoires sur sante.fr sont bien ISO 15189
  • Capture d'écran imprimée de sante.fr avec le nom du laboratoire du test
  • Réservation de l'hôtel pour les 21 jours
  • Pour plus de sécurité, en bonus, je prends l'attestation d'accréditation ISO 15189 du laboratoire


13h30: Il est l'heure, le taxi arrive pour charger toutes les valises et direction Roissy CDG. La route se passe bien et il n'y a pas de bouchons.


14h: J'arrive à l'aéroport et je me dirige vers les comptoirs de la compagnie. Il y a un premier contrôle de la destination par le personnel de la compagnie avant même d'arriver aux comptoirs. Quand j'évoque la destination "Hong Kong", le personnel semble prêt à redoubler de vigilance. Je donne mes papiers et l'hôtesse les apporte à la personne responsable située au niveau du comptoir.

SURPRISE ! Quelques minutes plus tard, l'hôtesse revient en me disant que ce n'est pas conforme car le test n'est pas 100% en anglais. J'argumente en disant que, si, le résultat est en anglais et que c'est ce qui compte, et qu'on voit bien mon nom, mon prénom et ma date de naissance, avec le résultat en anglais. Le responsable vient et me confirme que je ne pourrai pas partir uniquement avec cela. J'appelle donc le laboratoire en urgence pour leur demander s'ils peuvent me signer un papier spécial confirmant le résultat en anglais ou s'ils ont une traduction 100%. Impossible, le laboratoire refuse. La compagnie refuse de m'embarquer et me conseille d'aller faire un test au bout de l'aéroport car apparemment ils seraient en anglais. Toutefois les résultats mettent 8h minimum à arriver, je ne pourrai donc pas prendre mon vol mais ils me mettront gracieusement sur le vol du lendemain.


15h: J'effectue le test PCR à Roissy, je retourne au comptoir pour décaler mon vol. On me dit d'aller à la billetterie. Je vais à la billetterie, on me dit d'appeler la compagnie par téléphone. J'appelle la compagnie en français, cela ne marche pas. Au bout de quelques essais, je tente en anglais. Il est maintenant 15h20, je tombe sur quelqu'un en anglais, j'explique mon problème et on me dit qu'on me changera de vol pour le même le lendemain mais que je devrai payer une pénalité de "no show" de 100 USD car il est moins d'une heure avant le décollage. J'essaie d'expliquer que je suis à l'aéroport, que c'est normal qu'il soit moins d'une heure car j'ai pris le temps pour discuter et faire un test. Ils ne veulent pas savoir. J'abdique et accepte de payer.


16h: Je voudrais rentrer chez moi mais je n'ai plus la clé de l'appartement, je l'ai glissée sous la porte le matin et Baptiste est parti travailler. Je l'appelle et, gentiment, il partira plus tôt et me donne rendez-vous à 17h45. J'attends donc pendant une heure dans l'aéroport assis sur un siège.





17h: Signe de défaite ultime, je prends l'ascenseur pour aller de l'étage "Départs" à l'étage "Arrivées", afin de trouver la station de taxis. J'arrive chez moi et Baptiste m'ouvre. Me voilà de retour à la case départ.


Soir: Mathilde revient pour passer la soirée avec nous, on regarde Tenue de soirée, drôle mais étrange ! Finalement comme la journée qui vient de se dérouler. Je reçois dans la soirée le résultat du test PCR fait à Roissy. Négatif, super, mais toujours pas 100% en anglais.

27
avr

Décollage de CDG à 16h05

Le début de l'étape est similaire à la précédente pour des raisons évidentes . A 8h30, je dis à nouveau au revoir à Mathilde, mais cette fois-ci Baptiste reste en télétravail jusque 13h. C'est plus sûr.

Par contre, j’ai toujours un test qui n’est pas 100% en anglais et cela ne va pas plaire à la compagnie. Je vois que le test qui m’a été envoyé est effectué par Cerballiance IDF EST, et qu’ils ont un laboratoire central dans le 11e, boulevard Richard Lenoir. Je vais donc leur faire remplir la fameuse « Cover Letter » qui peut servir de traduction de test. Je dois également réimprimer tout le dossier, avec la nouvelle confirmation de réservation de l’hôtel, le nouveau test, les pages de sante.fr et la Cover Letter vierge.


8h30 : N’ayant pas d’imprimante, je sors de chez moi et j’arpente la rue du Faubourg Saint Denis en direction de la Gare du Nord afin de trouver un endroit où imprimer. Je ne trouve rien car il est encore trop tôt à Paris. Sur la route du retour, vers 8h55 je vois un marchand de journaux qui propose « Photocopies ». Je lui demande s’il fait également des impressions de fichiers. Il me dit oui. Je suis chez Thierry Presse au 76 rue du Château d’Eau et ma journée s’illumine.



9h15 : Je prends un Cityscoot et me dirige vers le siège de Cerballiance IDF EST. Arrivé à l’accueil, on me dit qu’ils ne signent pas de tels papiers. Je commence vraiment à paniquer car je n’ai pas de solution, sans ce papier je ne peux pas partir. J’insiste et on me demande de patienter car la biologiste est en prélèvement, et qu’elle pourra peut-être signer. La biologiste arrive et accepte de signer la Cover Letter. Me voilà sauvé !


10h : Je rentre chez moi, je réserve un taxi pour midi cette fois et prépare et revérifie mon dossier une dizaine de fois.


12h : Je dis au revoir à Baptiste, et je tente donc un nouveau départ ! Pas d’ultime repas cette fois, on ne peut pas dire que ça m’a porté chance.


13h : Me voilà à nouveau face au personnel de la compagnie, qui revérifie mon dossier. L’hôtesse d’accueil me reconnaît et dit à sa collègue, vérifiant les papiers, que mon dossier était presque complet et qu’il ne faut que la Cover Letter et si c’est bon, je peux passer. Quelques minutes après, j’arrive avec mes valises au comptoir d’enregistrement. A ce moment-là, j’avais déjà une étape de plus que la veille. Quelle joie !

Lorsque j’énonce Hong Kong à la personne du comptoir, celle-ci s’inquiète et consulte à nouveau un responsable. Le responsable arrive et revérifie encore une fois mon dossier. Mon dossier est à nouveau accepté. Ouf, après les évènements de la veille, je ne suis plus serein à chaque vérification de ces papiers. Mes bagages finissent donc par être pesés (57kgs) et envoyés et le départ semble possible.


13h30 : Je passe le contrôle aux frontières très simplement. Il n’y a pas grand monde dans l’aéroport donc je n’attends pas une minute. La policière me demande de justifier d’un motif impérieux. Je lui indique la page du passeport avec le visa travail et elle me laisse passer. Je passe ensuite la sécurité et j’ai le droit à un contrôle aléatoire de mon sac pour voir si je ne transporte pas d’explosif. Comme je n’en transportais pas, j’ai pu me diriger vers la porte d’embarquement.


14h – 15H30 : J’attends, je ne m’ennuie pas vraiment car je suis soulagé d’être passé. Tout est fermé, même si les boutiques de luxe ont le rideau à moitié baissé avec un numéro de téléphone pour contacter le personnel, au cas où. Je décide toutefois de ne pas acheter de sac Birkin pour ne pas être trop encombré à l’arrivée par un excès de bagages.

L'attente de l'avion dans un aéroport presque vide 


15h30 : L’embarquement ouvre. L’hôtesse d’aéroport me reconnaît à nouveau et me demande « Alors, on part cette fois ? ». J’ai l’impression que oui, et me dirige dans le sas qui conduit à l’avion. Dans le sas, la douane nous attend pour un nouveau contrôle aléatoire.

On me pose quelques questions et notamment si je transporte des devises. Puis j’entre dans l’avion.


16h05 – 22h (23h Heure du Qatar) : Le vol se passe bien. Le repas, un lamb stew, est l’un des meilleurs que j’ai gouté dans un avion et ce malgré la classe ECONOMY. Je regarde Ava avec Jessica Chastain, John Malkovich et Colin Farrell. Ca ne mérite pas l’Oscar, loin de là, mais c’est divertissant. Je commence également « Le meilleur reste à venir ». Une petite déception toutefois lorsque j’ai compris, avant d’atterrir à Doha, que nous n’aurions pas de deuxième repas.


23h : J’atterris. J’ai faim donc, et mon prochain vol est à 3h40. Je me dirige vers le food court de l’aéroport de Doha pour y commander une soupe Ramen (par peur de ne pas en trouver en Asie les sept prochains mois probablement). Je me laisse convaincre par l’offre spéciale avec du jus d’orange et des Teriyaki. Ce n’est pas très bon et ce malgré le double du prix de la rue Saint Anne.


00h : Je m’assois sur un siège de l’aéroport. Aléatoirement car la porte n’est pas indiquée. Ca va être long. Je regarde le Serpent, et c’est mieux que Ava.


2h : Ma porte B1 est annoncée. Je me dirige donc vers celle-ci. Je vois qu’il s’agit d’une porte d’embarquement un peu spéciale, car on y vérifie les billets très tôt et on fait ensuite patienter les passagers dans un sas fermé. En fait, ils redemandent le dossier de chaque passager, dont le mien. Ce qui prend un peu de temps. Mon dossier est accepté et j’ai l’honneur de patienter dans le sas. Vers 3h40 nous décollons pour Hong Kong. Le vol se passe bien, je dors la plupart du temps et je finis « Le meilleur reste à venir ». C’était sympa. Je le classe donc entre Ava et le Serpent.

La fameuse porte B1 de Doha Hamad International 
28
avr

16h (Heure de Hong Kong), 10h (Heure de Paris): Me voilà donc arrivé à l'aéroport international de Hong Kong. Au vu des péripéties des jours précédents il ne faut pas crier victoire trop tôt, mais c'est plutôt bon signe.


16h05: La douane nous attend à l'arrivée. Nouveau contrôle aléatoire très rapide pour moi, l'agent me présente son badge et me pose quelques questions.


16h10: L'aéroport est balisé pour les voyageurs et de nombreux panneaux indiquent la marche à suivre pour ce parcours spécial COVID. Je commence par passer la sécurité, qui scanne à nouveau mes bagages cabine, et j'ai le droit à un nouveau contrôle aléatoire anti explosifs de mon sac à dos. Décidément.


16h15: Je continue le parcours, et j'arrive à l'étape où l'on me demande de remplir un formulaire pour générer un QR code qui me sera souvent demandé jusqu'à ma sortie. Heureusement, Othmane (un collègue qui est également détaché à Hong Kong) m'avait prévenu et j'avais pu préparer le QR code à l'avance. J'ai pu dépasser tout un groupe de personnes et ainsi gagner un peu de temps.


16h20: Je prends la navette souterraine qui m'amène vers une autre aile de l'aéroport. Précautionneux, le personnel désinfecte la navette entre chaque voyage.


16h25: J'arrive dans l'aile dédiée au traitement sanitaire et je me lance dans la suite du parcours, toujours balisé.

Le badge: je présente mon QR code à un premier agent, qui me donne un badge à porter autour du cou.

Le test PCR: Je continue ensuite mon chemin et arrive à un second checkpoint. A celui-ci, je dois présenter le QR code, ainsi que le badge. On me donne un test PCR et on m'enjoint de me diriger vers la zone de prélèvement.

Je continue donc la route jusqu'aux cabines. Je ne me souviens plus exactement de ce que l'on m'a demandé entre le QR Code et le badge à cette étape. L'infirmière me fait le test PCR et me rend le tube. Je l'ai trouvé plus doux que le test en France (dont je commence à avoir l'habitude), mais il est complété par un test oral.

Je fais quelques pas, toujours entre les balises détourant le parcours et j'arrive à un troisième checkpoint, Je présente le QR code et je remets le test PCR effectué. Puis je me mets en route vers le prochain checkpoint.

Vérification du téléphone: Le quatrième checkpoint constitue en une vérification numéro de téléphone donné lors de la génération du QR code. Procédé assez simple, l'agent regarde le numéro de téléphone et vous appelle et regarde l'écran de votre téléphone. Je continue ensuite mon chemin après avoir réussi cette étape avec brio.

La Quarantine Order: J'arrive donc à mon cinquième checkpoint. Je présente à l'agent le QR code, mon passeport, ainsi que tout le dossier que j'avais constitué et présenté trois fois à la compagnie aérienne. Cette étape est importante car c'est à ce moment que l'agent, après validation de mon dossier, émet ma Quarantine Order. Celle-ci commencera le jour même et se terminera le 18 mai à 23:59 (le 19, en France, vous retrouvez les terrasses. On sera libres en même temps donc !). L'agent me précise bien qu'il ne faut surtout pas quitter la chambre et que le non-respect de la règle peut entraîner 6 mois d'emprisonnement et 25000 HKD d'amende.

L'application: Je continue mon chemin et me dirige vers un sixième checkpoint, on me demande de télécharger l'application StayHomeSafe. Trop facile, Othmane m'avait également prévenu pour ça et j'avais déjà l'application sur mon téléphone. Je l'ai donc fièrement brandie à l'agent et on m'a laissé passer. Je tiens à préciser que ce zèle ne m'a nullement permis de gagner des heures de quarantaine.

Le bracelet: Au septième checkpoint, je présente ma Quarantine Order et mon QR code on me met un bracelet électronique avec un autre QR code autour du poignet. Celui-ci sera mon ami pendant toute la durée de la quarantaine. Je ne dois surtout pas l'enlever. Il sera bien entendu compatible avec mon application StayHomeSafe.

Le bracelet électronique 

La zone d'attente: J'arrive ensuite au huitième checkpoint. Je présente ma Quarantine Order, mon QR code et mon badge. L'agent garde ma Quarantine Order, mais il me dit qu'on va me la rendre (ouf!). Puis il écrit au dos de mon badge ma place de salle d'attente: 205 / AB3 (porte d'embarquement 205, siège AB3). Je m'y rends alors et sur la route on m'offre une bouteille d'eau, un sandwich et des biscuits au citron.

Le parcours a duré une trentaine de minutes environ. C'était très efficace et il y a très peu de monde dans cette zone spéciale par rapport à sa capacité.


17h: J'attends sur ma chaise. La zone d'attente me fait fortement penser à une salle de DS. Le WiFi me permet de me connecter avec le monde. Je regarde le Serpent.


18h: J'attends toujours. Je marche un peu dans l'aile de l'aéroport. Une aussi grande étendue va bientôt me manquer.


19h: Un agent arrive et nous rend nos copies: il vient au niveau de chaque table et remet la Quarantine Order tamponnée "CHECKED" (je suis donc négatif). Je me mets en route vers le neuvième checkpoint, où l'on contrôle ma Quarantine Order et mon passeport. Je prends ensuite la navette souterraine et revient au niveau du terminal des arrivées.


19h15: Je me présente à l'immigration Hong Kongaise (dixième checkpoint) avec mon passeport et ma Quarantine Order. On me demande si j'ai transité au Royaume-Uni récemment. Je réponds que non. On me demande si je veux activer mon visa, je réponds que oui. L'agent sort un tampon et l'applique sur le visa. Me voilà officiellement accepté dans la Hong Kong Special Administrative Region.


19h20: J'arrive au niveau des bagages. Petit moment de liberté où il n'y a plus de balise, plus de parcours. Je récupère mes bagages, qui étaient là depuis un petit moment. Je me dirige ensuite vers la sortie, je passe la douane sans contrôle aléatoire cette fois-ci.


19h30: Le parcours redevient balisé. J'arrive à un onzième checkpoint où, je l'avoue, je ne sais plus ce que j'ai présenté. On m'envoie vers la zone des navettes spéciales, douzième checkpoint, où je présente mon QR Code et ma Quarantine Order. On appose sur mon badge le nom de mon hôtel, et mon me donne des étiquettes pour mes bagages. J'attends quelques secondes dans la file d'attente dédiée à mon hôtel et à quelques autres. A noter que les hôtels de quarantaine sont sur une liste spéciale approuvée par le gouvernement.


19h45: Après désinfection de mes bagages avec une sorte de steamer spécial par des agents, je monte dans la navette avec quatre autres passagers. Nous voilà en route vers nos hôtels respectifs. Je ne comprends pas vraiment la boucle que fait le conducteur, mais je passe bien deux heures dans cette navette avant d'arriver à mon hôtel. A chaque fois que le conducteur s'arrête pour un passager, la dépose se fait au niveau des parkings de l'hôtel ou devant la réception. Il ne faudrait pas que nous puissions croiser les civils. Le premier passager s'arrête au Ramada, le second au Dorsett (ça a l'air sympa), le troisième au Ovolo Hotel.

Le bus s'arrêtant littéralement devant la réception de l'hôtel d'un des passagers 

Il ne reste plus qu'un autre passager et moi-même. Nous continuons notre route et nous arrêtons enfin au niveau du parking du One-Eight-One. Je comprends alors que l'autre passager descend au même hôtel que moi.

J'entre dans l'hôtel. Je suis bien arrivé à Hong Kong.

28
avr

21h45: Je suis donc à la réception de l'hôtel. La décoration est sobre et jolie. On me demande mon passeport et ma Quarantine Order (décidément, ce papier est le sésame du séjour). Le personnel est très sympathique (d'ailleurs l'ensemble des agents tout au long du parcours étaient sympathiques).


On m'indique ma chambre, la 2211 (pour info, les livraisons sont autorisées). Me voilà rassuré, le 22eme étage doit probablement avoir une vue dégagée et la sensation d’enfermement sera peut-être moins forte.


On me donne la carte de la chambre et on m'indique que cette dernière est à usage unique, il ne faut donc pas que je sorte de la chambre, au risque de contrevenir à la Quarantine Order et donc être exposé aux sanctions préalablement décrites (voir étape précédente).


On me donne le menu, il y a trois repas par jour inclus dans l'offre et à chaque repas il y a le choix entre asiatique / occidental / végétarien. Pour commander, il suffit de flasher un QR code (ENCORE?????????). Pour le soir-même, on me propose le choix entre un poisson et une viande. J’opte pour l’Angus rib-eye.

Un précieux allié 

On me donne un kit de bienvenue comprenant de la documentation de la part de l’hôtel et du gouvernement. L’enregistrement à l’hôtel est terminé, c’est donc la dernière fois que je vois un humain pour les 21 jours à venir.


22h00: Me voilà donc dans l'ascenseur en direction de ma chambre. Un message nous indique que nous sommes filmés. Finalement, je suis avec l’autre passager qui descendait au même hôtel. A le voir de plus près, je suggère qu'il est néerlandais et qu'il a la cinquantaine. Ce sera donc lui le dernier humain que je verrai jusqu’à la fin de la quarantaine. Je remarque qu'il a, tout comme moi, une enveloppe dédiée aux documents spécifiques à l'entrée sur le territoire Hong Kongais. Je m'aperçois également qu'il a une étiquette Qatar Airways "Business Luggage" sur son sac à dos. Le chanceux. Je pourrais lui demander s'il a apprécié son siège-lit ainsi que "la sélection de luxueux produits de toilette de la maison italienne Castello Monte Vibiano Vecchio, incluant du baume à lèvres, de la brume hydratante pour le visage et de la crème anti-âge". Mais lorsqu'il s'arrête au 18ème étage, nous nous souhaitons simplement bon courage. L’ascenseur continue sa route jusqu'au 22ème.


22h05 : A peine l’ascenseur ouvert, un message m’avertit à nouveau qu’il ne faut pas que je quitte la chambre. Cela semble sonner comme un ultime avertissement pour celui qui s’aventurerait jusqu’aux ascenseurs. Je marche vers ma chambre et un nouveau message sympathique m’indique que nous sommes également filmés dans les couloirs. Bon cela ne me dérange pas, de toutes façons je n’ai pas le droit d’aller dans le couloir. J’arrive au niveau de la chambre 2211, je passe la carte et miracle, la chambre s’ouvre.

Simple rappel 

22h07 : Je découvre la chambre. La vue de nuit est un ensemble d’appartements illuminés dans des gratte-ciels avec un vide au fond. Est-ce la montagne ? Je l’espère et je découvrirai cela le lendemain. La chambre est joliment aménagée. Elle est d’une taille correcte et offre des espaces pour faire du sport, même si le lit 180 prend beaucoup de place. Il manque juste un vrai bureau, mais la table ronde fera sûrement l’affaire. Le fauteuil dans le coin a l’air agréable pour se détendre et lire. J’y lirai l’Anomalie (merci Juliette, Doria, Marie, Sophia) une fois que j’aurai fini Le Programme d’Entraînement Cérébral du Dr Kawashima pour Nintendo Switch. En fait, non, ce jeu est une horreur et ne reconnaît pas bien les chiffres écrits sur l’écran tactile. Je regrette ces 26,99€ dépensés impulsivement sur le Nintendo Store en attendant l’avion pour Doha.


22h10 – 00h : Je déballe quelques affaires. Je souhaite notamment découvrir l’état de l’écran que j’ai transporté (un Acer VG240Y, 23.8’, qui est un très bon compagnon de télétravail). Il va bien. Je me connecte à mon ordinateur pro’ (un HP ZBook Firefly 14’ G7, i7 vPRO, 32GB de RAM et 1TB SSD qui charge PowerPoint à la vitesse de l’éclair) afin de prévenir ma nouvelle responsable de ma bonne arrivée à l’hôtel.


Aperçu de la chambre après quelques affaires déballées (quelques minutes après l'arrivée). Le VG240Y n'est pas encore installé

Je consulte les documents dans le kit de bienvenue. Il y a d’abord une liste de services proposés par l’hôtel. Première déception, la location de la PS5 est à 300HKD (32€) par jour et 2800HKD (300€) pour la durée de la quarantaine. N’étant pas un joueur aguerri et n’ayant plus Instagram pour montrer que je joue à la PS5 alors qu’elle est en rupture de stock aux quatre coins du globe, je n’investirai pas cette somme et jouerai à la Switch. Seconde déception, j’ai bien dans mes valises le dock permettant de connecter la Switch à la télé mais j’ai oublié l’adaptateur secteur. Je tente avec un chargeur USB-C classique mais la Switch n’est pas d’accord.


Sur le document, il y a également des QR Code qui amènent vers des vidéos de sport. J’essaierai demain.


Un autre document me rappelle qu’il ne faut pas que je quitte la chambre sous peine de sanctions (préalablement décrites). Le dernier me propose des Happy Hours dans l’après-midi avec des cocktails et la possibilité de faire des Zoom avec le bar tender de l’hôtel.


Je reçois mon dîner et déguste mon Angus rib-eye. C’est bon et ça présage le meilleur pour la suite. Je prends une douche. Belle douche, spacieuse, avec un mode à l’italienne. Je continue le rangement.

La douche 

00h : Je m’allonge sur le lit afin de regarder la fin d’un épisode du Serpent. Puis je décide de dormir. J’appuie donc sur le bouton curtain down situé au-dessus de chaque table de nuit. Le rideau central se baisse, et à ma grande joie il fait nuit noire dans la chambre. Puis au bout de quelques secondes, je découvre que le détecteur de fumée est un peu pénible car il clignote toutes les cinq secondes. Mais je réussis à m’endormir sans difficulté. Le lit est confortable.

Le panneau de contrôle avec le curtain down 
En bonus, le HP ZBook G7 14' Firefly. Sont connectés un dongle bluetooth pour le casque et un 2.4 Ghz pour clavier et souris 
29
avr

8h15 : Je suis réveillé par la sonnette de la chambre, et ce avant mon réveil. Aucune insomnie liée au décalage horaire n’est survenue dans la nuit, quel plaisir.

J’appuie cette fois-ci sur le bouton ‘curtain up’. Le rideau se lève, il fait beau et la vue est dégagée sur la montagne. Parfait.

La vue de la chambre (photo prise vers midi) 

J’ouvre donc la porte de la chambre et trouve le petit-déjeuner que j’ai commandé la veille via le QR Code (je ne vous ai pas dit hier le contenu de ma commande pour ne pas vous spoiler). Je vous raconterai plus tard en détail le processus de livraison et de récupération des menus


8h30 : Je décide de commencer cette quarantaine par un peu de remise en forme. Je flashe donc l’un des QR Code pour accéder à une vidéo de HIIT. J’ai le choix entre 10 et 15 minutes. Je prends 10 minutes pour commencer. Il s’agit d’une vidéo 10 MIN HIGH INTENSITY WORKOUT – burn lots of calories, HIIT / No Equipment de Pamela Reif. On commence par des Jumping Jacks sur Take you Dancing de Jason Derulo, puis on alternera entre des squats, high knees et autres joyeusetés. L’exercice est assez intense pour moi car je ne suis pas un habitué du sport YouTube et des HIITs. Mais je vais au bout.


8h45 : Je prends une douche et attaque mon petit-déjeuner. J’ai pris East pour commencer. J’ai donc le droit à un ensemble de dumplings, des pâtes de riz sautées au wok avec sauce soja, ciboulette et germes de soja. La congee (une sorte de porridge de riz) du jour accompagne le tout. C’est encore bon, même si je crois que je ne suis pas prêt à petit-déjeuner de la sorte tous les matins.

Premier east breakfast 

9h15-12h00 : Je m’installe à mon poste et participe à des travaux pour ma nouvelle équipe. Je m’inscris également pour avoir un rendez-vous à l’Immigration afin d’avoir une carte d’identité Hong Kongaise (HKID) à ma sortie.


Dans la matinée, on sonne à la porte. J’ouvre et découvre un pli DHL. Il s’agit d’une nouvelle carte Revolut. J’avais perdu la mienne lundi avant de partir. J’en ai commandé une le midi et je reçois la nouvelle à peine trois jours après directement devant ma porte de chambre à Hong Kong. Excellent service, je leur proposerai peut-être un partenariat de placement de produit pour ce journal.


12h00 : On sonne de nouveau à la porte ! C’est le déjeuner qui arrive. Je le récupère. Je suis impatient de voir à quoi il ressemble. Avec mon repas, je trouve un petit cactus offert par l’hôtel et un message d’encouragement « Keep Going, Keep Growing ». C’est chou.

Le cactus 

J’avais commandé le poisson du marché accompagné de sa vinaigrette aux poivrons, baby épinards et fregola (un type de pâtes originaires de Sardaigne apparemment). Il y a également des brocolis grillés avec des amandes et du citron. Je m’offre le luxe d’utiliser une assiette pour servir mon plat et ne pas le manger dans la barquette. C’est encore une fois très bon, et frais.

Market fish, dans son assiette 

Afin de passer un peu de musique, la télévision me sert d’enceintes car le prêt de Ultra Ears BOOM 3 semble réservé à la Harbour Suite. Je m’abonne donc à YouTube premium car je sens que cela va m’être d’une grande utilité.


Après-midi : Je reprends tranquillement le travail. Je décide de me renseigner en même temps sur les locations de vélo d’appartement, cela me permettra de passer le temps tout en faisant de l’exercice. Je demande donc à Othmane, contact privilégié pour ce type d’informations, comment il s’y était pris (il a fait un IronMan dans sa chambre d’hôtel, sans la natation). Il me conseille GymPorter qui a une offre quarantaine. Je les contacte via Whatsapp et arrange le paiement (je fais un Revolut à Othmane, qui fait un FPS – système Hong Kongais – à Gymporter). Une heure après, on sonne et mon vélo est devant la porte. Je le déballe à la hâte pour voir à quoi il ressemble. Il a l’air de qualité, et pliable, ce qui est parfait lorsque l’on vit dans une chambre d’hôtel.

Je reprends le travail, les statuts Skype de mes collègues parisiens s’illuminent petit-à-petit en vert. Je passe l’après-midi à travailler pour Paris avec François sur OT***, un outil de recherche documentaire et de génération de rapport automatiques en fonction de thèmes spécifiques que nous avons développé en Python (il faut bien justifier du HP Zbook G7 de temps en temps). D’autres collègues nous assistent en tant que bêta-testeurs de l’application.

Le vélo livré. Mon Jabra Evolve 65 sans fil me permet de communiquer en même temps avec François (cf. écran Skype en fond)

18h00 : On sonne à la porte. C’est déjà le dîner qui arrive. Oups. Je voulais essayer le vélo et effectuer une séance. Ce n’est pas grave, je mets le tout dans un tiroir afin de garder la chaleur, finis deux trois trucs et éteins mon ordinateur (de toutes façons, ils sont partis déjeuner à Paris), et commence ma séance.

C’est une séance tranquille de 49 minutes, je regarde le Serpent en même temps. Garmin m’indique une dépense de 318 calories, une fréquence cardiaque moyenne de 115 bpm et maximum à 136 bpm.


19h45 : Je prends une douche et appelle l’hôtel pour leur demander si les prochains dîners peuvent être servis à 20h. Ils m’indiquent 19h30, car ensuite la cuisine ferme. J’accepte et eux aussi par la même occasion.


20h : Je découvre mon dîner. Je commence par la soupe du jour. Puis j’attaque le plat principal, il s’agit d’un porc char siu (laqué et grillé), accompagné de riz sauté aux œufs. C’est très bon. Il y a également en accompagnement des brocolis et surtout d’excellents champignons noirs marinés à la sichuanaise. Je suis ravi. La légère sensation d'engourdissement au bout de la langue provoquée par le poivre de Sichuan n'est pas sans rappeler celle que nous avait laissée une recette que nous avions goûtée chez TranTranZai avec Baptiste (3 Rue de l'École Polytechnique, 75005 Paris, Deliveroo possible).

Le premier east dinner . On va continuer à travailler la lumière lors des prises de vue.

Soirée : Je regarde quelques épisodes du Serpent jusqu’à l’avant-dernier. Puis je m’endors. Le premier jour 100% quarantaine s’est bien passé et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde.

30
avr
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8h15 : Je suis réveillé par mon réveil cette fois-ci. Le réveil est un peu plus dur que la veille, alors je snooze jusque 8h45 après que l’on a sonné pour la livraison du petit-déjeuner.


8h45 : Je sors de mon lit et récupère mon petit-déjeuner. J’essaie de me motiver pour la séance de HIIT vélo qu’Adel m’a conseillée la veille. C’est un peu dur, mais je me dis que je serai satisfait ensuite. Il s’agit d’une séance de 20 minutes proposée par Alexandre Mallier pour Move Your Fit (MYF). La séance est sympa et intense, même si les exercices en danseuse sont plus compliqués car le vélo pliable n’est pas très lourd pour limiter son encombrement. Il tangue par moment et parfois les sangles des pédales se déclipsent. J’éviterai donc la danseuse à l’avenir. On est sur une fréquence cardiaque moyenne de 132 bpm.

Satisfaction post HIIT 

9h15 : Après la douche, je me prépare un café et découvre mon petit-déjeuner. Cette fois-ci j’avais fait la commande Go Green. Il y a des fruits coupés, un avocado toast à la tomate cerise rôtie et un jus de fruit. Le tout est une fois encore très bon.

Petit déjeuner Go Green 

9h30 : Le sport, la douche et le petit-déjeuner passés, un sentiment de satisfaction et de plénitude m’envahit. Probablement grâce à la dopamine (C8H11NO2) générée par le HIIT (je n’en sais rien en réalité, Antoine me corrigera peut-être). A ce rythme-là, je prolongerais presque la quarantaine. Je me remets ensuite sur mes tâches initiée la veille, jusqu’au déjeuner. Je profite d'un temps de pause pour résilier mon pass Navigo. Je lis que tout mois commencé est dû. Je suis donc content d'y avoir pensé avant de démarrer le mois de mai.


12h30 : Le déjeuner arrive ! Bon, avec trois repas par jour, mon journal de quarantaine ressemblera bientôt uniquement à une description culinaire. Mais, pour nous qui avons tous connu déjà un confinement, la nourriture n’est-elle pas ce qui rythme ce type de journées ?

Il s’agit (en plus de la traditionnelle soupe du jour), de poisson sauté avec une sauce piquante aux haricots noirs et du riz. Le tout accompagné des légumes du marché (du Pak Choï). Gôutu, frais et délicieux.

Le fish 

Après-midi : Je reprends à nouveau une après-midi de travail pour Paris avec la même équipe que la veille. Je code deux nouvelles fonctionnalités proposées par les « bêta-testeurs ». La première est un nouvel arrangement des résultats dans le rapport automatiquement créé (je ne détaillerai pas ici). La seconde est l’ajout de liens vers les documents sources, dans le document de synthèse. C’est pratique.


17h : Je m’inquiète de la réserve de café pour le lendemain. J’appelle la réception pour en demander. Vingt minutes après, la sonnette retentit et apparurent devant ma porte sept capsules d’Ispirazione Firenze Arpeggio (dont trois decaffenaito – intensité 9) et trois capsules d’Ispirazione Napoli (intensité 13).

Livraison de café 


18h30 : Je me lance dans une séance « chill » de vélo devant le dernier épisode du Serpent. Elle durera 46 minutes avec une fréquence cardiaque moyenne de 110 bpm. Il me reste une dizaine de minutes à regarder, mais comme la sonnette retentit, je fais une pause pour pouvoir prendre une douche et dîner.


20h00 : Je découvre mon dîner qui a l’air toujours aussi appétissant. En entrée, j’ai des Wonton (des raviolis ou dumplings pour les plus bilingual) aux crevettes et au porc qui sont servis avec une sauce piquante au vinaigre noir, qui me rappelle l’une des saveurs que j’aime habituellement dans les restaurants extrême-orientaux parisiens.

S’ensuit un poulet Kung Pao avec de la noix de cajou, du piment séché (<3) et du riz. Il est également accompagné de Pak Choï et d’haricots verts. Tout aussi bon.

Le poulet Kung Pao 

Soirée : Je finis les quinze dernières minutes du Serpent. J’ai apprécié la série. Je commence l’Anomalie et m’amuse un peu avec le retardateur du Fujifilm X-T20 que j’ai amené avec moi. Je m’endors (après avoir bien entendu appuyé sur curtain down). J’ai également appuyé sur le bouton « Ne pas sonner » afin de ne pas être réveillé par la livraison du petit déjeuner. La seconde journée de quarantaine s’est déroulée aussi bien que la première, pas d’ennui. Demain je découvrirai le week-end en quarantaine et nous verrons s’il se fait sentir.

Selfie au retardateur. Jusqu'ici tout va bien.  
1
mai

8h30 : ??? Je suis réveillé par le téléphone de l’hôtel. Ils m’annoncent que le petit déjeuner a été déposé devant ma porte. Je les remercie mais suis assez stupéfait. Comme j’avais activé le bouton « Ne pas sonner » afin de pouvoir dormir plus longtemps, on m’a prévenu par le téléphone et je n’ai finalement pas dormi plus longtemps.

Je me réveille donc en appuyant sur curtain up et me délecte des 45 secondes d’ouverture du rideau qui sont très agréables car la pièce se remplit de lumière au fur-et-à-mesure que la vue sur la montagne se dégage.

Je lis quelques pages de l’Anomalie puis cherche une séance de HIIT sur YouTube. J’avoue avoir tapé hiit bike et pris le premier ou le deuxième résultat, ce n’est pas de la grande recherche.


10h : Je récupère le petit-déjeuner et m’habille pour la séance de HIIT et dispose le vélo au milieu de la pièce face à la télévision. La séance que j’ai choisie s’intitule 20 Minute Fat Burning Workout – High Intensity Interval Training. La séance est simple et efficace : échauffement de 3 minutes à intensité 4. Puis un bloc de 5 alternances entre 30 secondes à intensité 1 et 30 secondes à intensité 10. Au fur-et-à-mesure que l’on avance dans le bloc, c’est de plus en plus dur. Puis 3 minutes de repos à intensité 3 et on enchaîne sur un nouveau bloc. La montre indique une fréquence cardiaque de 180 bpm à la fin du second bloc. La séance était très physique, mais simple à réaliser (sans positions particulières).

Même satisfaction, avec un autre angle 

11h : Après la douche, je découvre mon Breakfast Wrap with « Impossible Meat » Chili, Avocado, Roasted Cherry Tomato. J’étais impatient de goûter cette viande végétale afin de voir si elle pouvait être un bon substitut. Le résultat est plutôt probant pour ce type de préparation (quand c’est haché et mélangé à d’autres ingrédients). Il faudra essayer cette « Impossible Meat » sous d’autres formes afin de pouvoir l’évaluer réellement.

"Impossible Meat" 

Je téléphone ensuite à la réception afin de leur demander si désormais les petit-déjeuners peuvent être servis à 9h30 et les déjeuner à 13h30. Ils acceptent. Ma vie est désormais millimétrée : 9h30 / 13h30 / 19h30.


11h30 : Il faut désormais que je commence la rédaction de ce carnet de voyage, que j’avais créé le lundi. Le titre est plutôt simple : vingtetunjours car il correspond à la durée de la quarantaine. J’en profite pour faire la redirection du domaine pau.lu vers l’adresse du carnet afin de simplifier son partage. Pau comme Paul et Lu comme Luong, c’est plutôt facile. Cela me permet surtout de donner une utilité au nom de domaine que j’avais souscrit quand François m’avait encouragé à regarder les domaines en une et deux lettres qui ont été ouverts par la Fondation Restena (qui gère les domaines en .lu) en décembre 2020. Finalement c’est un domaine en trois lettres que j’ai choisi.

J’écris le jour 1 et le jour 2 (ce fameux voyage). Je ne vais pas détailler ici ce que j’ai écrit, ce sera plus simple de remonter la page.

Mise en scène de moi-même rédigeant ce carnet (le mannequin utilise un MBP Retina 13' Late 2013, i5, RAM 8GB, 256GB SSD)

14h00 : J’ai reçu mon repas à 13h30 comme demandé, mais j’ai préféré terminer le jour 2 afin de pouvoir le publier avant de déjeuner. En entrée, il s’agit d’une salade de betteraves à la ricotta avec une sauce à la moutarde de Dijon. Je n’aime pas les betteraves, j’aurais dû faire plus attention au mot beetroot lorsque j’ai préparé la commande. Tant pis. Je les mange, je n’aime toujours pas vraiment les betteraves mais à petite dose et bien préparé, je les déteste un peu moins. Pour la suite, il s’agit de Spaghetti Meatball. Retour aux saveurs occidentales (même si je n’ai pas vraiment l’habitude de manger des boulettes en France). Le plat est simple et efficace.

Un repas occidental ! 

14h30 : Ma grand-tante Binh m’écrit sur Whatsapp pour m’indiquer qu’elle sera devant le 370 Des Vœux Rd W vers 15h15. La veille, nous avions discuté car Binh souhaitait connaître l’endroit où je fais ma quarantaine. Bien entendu, nous n’avons pas le droit de nous rencontrer physiquement car je ne peux pas recevoir de visiteurs. J’ai donc proposé une adresse que je voyais depuis le 22ème étage. Je me suis aidé de Google Map Street View, car en effet je ne vois pas les numéros de bâtiment d’ici.


15h15 : Binh m’appelle et se place devant le U food select près du 370 Des Vœux Rd W. J’arrive à la voir et je prends une photo en zoomant avec l’objectif 15-45 que j’ai actuellement sur l’appareil photo (merci Michel !). Quel dommage que mon objectif 18-55 ne marche plus, j’aurais pu zoomer encore plus loin. Mais il faut avancer dans la vie malgré les déceptions. Et je suis très content d’avoir vu ma tante. Je lui envoie immédiatement la photo. Malheureusement, elle n’a pas pu me voir malgré ses jumelles, à cause des reflets sur les vitres de mon bâtiment.

Zoom optique maximal (distance focale 45mm)
Avec le zoom numérique 

16h : Après ce petit moment sympa, je reprends la rédaction de mon carnet de voyage afin de rattraper mon retard. J’écris donc le jour 3 qui correspond au passage à l’aéroport de Hong Kong International. Dans le même temps, je corrige deux fautes qui me sont remontées par Adel et Juliette (on n’erre pas assis, et on dit tous deux et non tout deux).


18h30 : Je commence une séance de vélo « chill », puis quelques minutes après avoir commencé celle-ci, je démarre un appel WhatsApp vidéo avec Mathilde (<3).


19h30 : Je reçois mon dîner et le mets dans un tiroir pour le garder au chaud, afin de pouvoir continuer mon appel vidéo.


20h30 : Après l’appel, le vélo et la douche, je me lance dans mon Wok-fried Beef Fillet with Baby Kai Lan in Oyster Sauce (servi avec du riz, du Pak Choï et des haricots verts , je ne sais pas s’il faut encore le préciser !). La qualité est toujours au rendez-vous et je ne me lasse toujours pas des saveurs asiatiques.

Le dîner du samedi (encore du riz et du pak choï!). Désolé pour la couleur jaune.  

Soirée : Avant de dormir, je continue un peu l’Anomalie tout en me perdant dans les méandres d’Internet. La troisième journée s’est bien passée, et avec la rédaction de ce carnet de voyage je n’ai toujours pas eu le temps de m’ennuyer !

2
mai

9h30 : Je me réveille quelques minutes avant la livraison de mon petit-déjeuner. Je n’ai jamais autant dormi qu’en quarantaine et ce sans aucune insomnie. Peut-être est-ce dû à l’absence des camions de la voirie entre 6h et 7h (Paris) et des aboiements de Roméo entre 7h et 8h (Roubaix). Une hydratation excluant les IPA et la Triple Karmeliet est également une piste.

J’appuie sur curtain up. Il ne fait pas très beau.

Illustration météorologique (photo prise toutefois vers midi) 

10h00 : J’attrape le petit déjeuner derrière la porte et commence ma séance de HIIT vélo, la même que la veille que j’avais bien appréciée. Oups, il faut que je fasse attention à ce que la monotonie ne s’installe pas. Heureusement, Adel vient de me communiquer deux nouvelles vidéos pour les prochains jours. Pas de vélo cette fois ci, toutefois il y a encore une séance avec ce bon Alexandre Maillet dans le lot.


11h00 : Après la douche, le petit déjeuner. Cette fois-ci, il s’agit d’une salade au Quinoa, chou et citrouille rôtie. C’est pas mal, surtout la citrouille qui est très douce. C’est accompagné de pain et d’un œuf dur. Sympathique petit déjeuner après la séance de sport.

Le petit-déjeuner. On note bien le manque de luminosité naturelle qui se ressent sur la photo.  

11h15 : Je continue la rédaction du carnet de voyage. C’est stupéfiant mais ça prend beaucoup plus de temps que je ne l’imaginais. En plus MyAtlas est down et cela m’irrite un peu. Je continue donc sur des feuilles Word et j’écris la deuxième partie du jour 2 et le jour 3.


13h30 : Je reçois mon déjeuner et m’y attèle immédiatement (ce qui est devenu rare). Il s’agit de bœuf sauté au wok dans une oyster sauce avec des brocolis, du riz et des champignons. C’est très bon, comme d’habitude, notamment l’oyster sauce qui apporte ces saveurs de l’extrême-orient. Je me rends finalement compte que je ne suis pas un grand critique culinaire et que je me contente juste de dire « c’est bon ». J’essaierai de prendre des notes plus approfondies lors de mes prochains repas, maintenant que j’ai presque rattrapé mon retard sur le carnet.

Wok-fried Beef and Broccoli in Oyster Sauce, Served with Steamed Jamine Rice and Market Greens 

Après-midi : Je reprends l’écriture du carnet. Toujours sur Word, en l’absence de fonctionnement de MyAtlas. Quelle indignité, pour citer un homme de droite. On leur enverra une femme de gauche et sa loi travail. J’écris donc les jours 4 et 5. Finalement vers 15h30, MyAtlas fonctionne à nouveau. Ils ont donc remis leur site à flot un dimanche à 9h30, c’est remarquable et je m’excuse platement pour mon envie de 49-3. J’en profite pour mettre en pré-publication les jours 2bis, 3, 4 et 5. Je publie le jour 2 vers 17h car il est 11h en France.


18h34 : J’écris cette phrase au moment où je la vis. J’ai donc rattrapé mon retard. Bien entendu, comme j’ai monté une grande stratégie de création de contenu et d’influence, je publie les articles au compte-goutte plusieurs jours après. Il ne faudrait surtout pas que vous vous lassiez. Je vais pouvoir m’adonner à d’autres occupations en attendant : il est temps de monter sur mon vélo pour la séance « chill » du soir.


19h15 : Nathalie me contacte sur Whatsapp, je la rappelle car elle est dans les parages. Je lui recommande donc de se placer au niveau du U-food Select du 370 Des Vœux Rd W, qui devient mon lieu de rendez-vous social distancing compliant préféré. Quelques instants plus tard, la sonnette retentit. Est-ce mon dîner, ou est-ce la petite commande que j’avais passée à Nathalie (Monster Hunter Rise sur Switch, l’adaptateur secteur Switch que j’avais oublié et de la lessive manuelle) ? J’ouvre la porte et à ma grande joie, je constate qu’il s’agit d’un paquet qui a l’air de contenir bien plus que ça. Je m’empresse de déposer le paquet sur la table pour me lancer dans la séance d’unboxing (le tout en direct au téléphone avec Nathalie 22 étages plus bas). Il s’agit d’un vrai kit de survie de quarantaine : le jeu de Switch avec l’adaptateur pour le divertissement, une bouteille de Pinot Noir 2019 de Nouvelle-Zélande ainsi qu’une bière Blue Girl avec des pistaches et des chips pimentées pour un apéro réussi, du chocolat pour les moments de détresse, des Oréos pour se booster avant une séance de sport, une tarte Eric Kayser pour rappeler les saveurs de France et contrer le mal du pays, ainsi que deux clins d’œil : 400g de sauce Barilla Basilico qui correspondent à ma dose habituelle ainsi que des bonbons chinois. Et bien entendu, la lessive car il n’y a pas de service de blanchisserie pour les confinés. Merci encore !

Quarantine survival kit by La N' ©

19h25 : Après avoir découvert ce magnifique paquet, nous faisons le même exercice qu’avec ma tante la veille. Nathalie a plus de chance car il fait nuit et il me suffit de faire clignoter les lumières pour qu’elle repère immédiatement la chambre. Nous prenons quelques photos pour la postérité mais également pour ce carnet.

Nathalie au niveau de la désormais célèbre adresse: 370 Des Voeux Road W (Sai Wan, Hong Kong) 
Moi, vu d'en bas.  

19h35 : Je reprends ma séance de vélo. Malgré l’idée initiale de faire une séance « détente », je fais quelques pointes en intensité 7 en anticipation de l’apéro’ à venir. A la fin de la séance, la montre indique une dépense énergétique de 351 kCal. Ca éliminera bien quelques pistaches.


Entre temps, j’ai récupéré mon dîner que j’ai rangé dans un tiroir afin qu’il reste au chaud le temps que je prenne une douche et profite de mon Pinot Noir.


20h30 : Je commence mon apéro’ tout en finalisant la publication du jour 2 bis. Bien que l’alcool soit à consommer avec modération, un petit verre de vin est très agréable après plusieurs jours « à l’eau ». En même temps, je commence la préparation de Monster Hunter Rise et je télécharge la mise à jour.

 Publication & Pinot Noir

21h20 : J’entame mon dîner, qui doit commencer à s’ennuyer dans son tiroir (et surtout à refroidir). En entrée, j’ai le droit à des concombres marinés. Ils ressemblent à ceux de TranTranZai (décidément, merci Sophia pour ce tips), et ce n’est pas pour me déplaire. En plat principal, il s’agit de calamars sautés dans de la sauce piquante avec des poivrons et des oignons. La sauce relève parfaitement l’ensemble, qui est accompagné par du riz et des épinards. Un peu de vraie verdure.

 Les fameux concombres TranTranZai-like étant en haut à gauche. On reconnaît évidemment en bas à droite le Jasmin Steamed Rice

22h00 : Il est temps de commencer réellement l’aventure Monster Hunter Rise. Victor Miesel et ses comparses devront attendre un peu. Je m’étais en effet promis de lire l’Anomalie dans la journée, mais cette rédaction et les péripéties du jour ne me l’ont pas permis. Je crée mon chasseur, il y a beaucoup (trop ?) d’options donc cela me prend du temps. Mais il est entièrement personnalisé. Cheveux courts, peau mate, et vêtements dorés (+50 autres paramètres). On me demande également de créer un Chumsky (sorte de chien-loup). J’y passe moins de temps, mais j’accorde sa tenue avec les vêtements de mon chasseur. Ensuite, on me demande de créer un Palico (sorte de chat). Je suis la même procédure que pour le Chimshu. Me voilà prêt à attaquer l’aventure. Je fais quelques étapes du didacticiel et je décide de passer à la lecture.

Ecran d'accueil de Monster Hunter Rise 


23h00 : Je lis donc quelques pages de l’Anomalie. Le suspense s’accroît au fur-et-à-mesure de ce livre, où alternent détails scientifiques et descriptions de scènes de vie ponctués d’une pointe d’ironie critique. Ce n’est pas sans rappeler Les Particules Elémentaires. Hervé Le Tellier m’inspirera donc les descriptions de mon HP ZBook G7 14" Firefly. Le Goncourt 2021 est à portée de main.

Finalement, le premier week-end s’est parfaitement déroulé. Avec la rédaction de ce carnet, j’ai l’impression de revivre la sensation du premier confinement. On se dit qu’on aura plein de temps pour tout faire (lire, écrire, jouer, regarder des films), et on se retrouve finalement avec une grande liste de choses à faire et la sensation d’avoir moins de temps que d’habitude.

3
mai

7h45 : Je me réveille un peu plus tôt qu’à l’accoutumée. Est-ce le Pinot Noir de la veille ? Je me devrai donc de renouveler l’expérience, à des fins scientifiques.

J’en profite pour préparer ma séance de sport du matin. Je regarde les liens qu’Adel m’a envoyés la veille. Mon choix porte sur la première vidéo : 10 MIN FULL BODY TABATA (BURNING FAT AT HOME) d’AllBlanc TV. En attendant, je prépare la mise en scène. C’est bien le plus important. Je décide que ce sera une prise de vue de dos, de moi en train de faire les exercices face à la télé. Je pose l’appareil photo sur le lit et le surélève. Je me mets en tenue et je lance le retardateur, ainsi que le début de la vidéo. Je fais quelques essais avant d’être satisfait.

Mise en scène de moi-même faisant un jumping jack 

Une fois la photo prise, je me lance dans la séance pour de vrai. Je commence et au bout de quelques instants, je me rends compte que j’ai oublié de lancer la montre. Strava ne pourra pas être alimenté. C’est bien le plus important (après la photo). Je remets la vidéo au début et je lance cette fois-ci la montre. La séance est agréable et d’une allure tranquille. Je la recommande à ceux qui se lancent dans le HIIT (et assimilés), car cela permet de bien prendre le temps pour faire les exercices.

Je décide donc de continuer avec la deuxième vidéo, afin de prolonger l’effort. Il s’agit d’une autre vidéo d’Alexandre Mallier. Cette fois elle dure 20 minutes et est un (voire deux) niveau(x) au-dessus de la première en terme d’intensité. Je m’arrête après celle-là. La séance aura duré au total 30 minutes.


9h00 : Avant de prendre ma douche, je décide d’utiliser le Tesco Handwash Liquid Silk & Delicates que Nathalie m’a apporté afin de faire ma première lessive. Je commence par plonger les habits dans le lavabo rempli d’eau chaude mélangée au produit et je remue le tout énergiquement.

Le lavage dans le lavabo de la salle de bains 

Pour le rinçage, je décide de faire pièce après pièce, via le jet de la douche. Puis, j’en fais une boule que je dispose sur le sol de la douche et que je piétine en faisant couler l’eau (après m’être lavé, bien entendu) afin de simuler l’effet machine à laver. J’essore ensuite un par un les habits. C’est plutôt long comme exercice, alors que je ne lave que quelques pièces. L’inventeur de la machine à laver apparaît dès lors comme un héros pour moi. Malheureusement je n’y ai pas accès durant cette quarantaine. Je suis d'ailleurs preneur de tous vos conseils pour optimiser ce travail assez nouveau pour moi. Vient alors l’étape du séchage. N’ayant pas beaucoup d’espace ni d’étendoir à linge, je dois redoubler d’ingéniosité (dans une certaine mesure) et transforme ma salle de bains en séchoir. Je prends alors une grande décision : je ne laverai désormais à la main que les affaires dont je n’ai pas 21 jours de rechange dans mes valises. A savoir mes affaires de sport et mon Jinbei, grand compagnon de confinement (merci Gabriel). En fait, les mêmes habits sans la veste.

Salle de bains transformée en séchoir 

Je petit déjeune un avocado toast au saumon (que je trouve tout de même bien orange) et me mets à travailler. Je commence notamment à lire des documents pour préparer la mission à venir. <PLACEMENT DE PRODUIT> J’utilise à cette fin le super outil précédemment mentionné et y entre les thèmes que je recherche. C’est formidable, surtout depuis l’ajout de cette fonctionnalité de lien vers les documents source. <fin du PP>

Smoked Salmon and Avocado on Sourdough with Pickled Radishes 

12h00 : Je reprends l’écriture du carnet de voyage afin de terminer la journée d’hier, que j’avais arrêtée à 18h34.


13h30 : Je reçois mon déjeuner et le commence. En entrée, j’ai le droit à la soupe du jour. Pour être honnête, je commence à me lasser de cette soupe du jour car je ne comprends pas en quoi elle est du jour, lorsque c’est la même à chaque repas (un bouillon à base de viande et de légumes). C’est possible que ce soit un biais occidental qui m’empêche de saisir les nuances entre chaque version de cette soupe qui ne m’est pas familière. On pourrait me rétorquer qu’il s’agit de la soupe quotidienne et que c’est normal que ce soit la même jour après jour. Mais la sémantique utilisée sur le menu serait alors trompeuse (Soup of The Day et non Daily Soup). Ces considérations étant faites, je passe au plat principal qui me satisfait bien plus. Il s’agit de travers de porc mariné façon Kyoto, avec un ajout d'ananas et d'oignons qui donnent un goût aigre-doux très agréable. Le tout est servi avec du riz et du pak choï. On pourrait me demander si je ne me lasse pas du riz (ou du pak choï), mais ceux qui me connaissent sauront qu’il m’en faut bien plus avant d’en arriver là !

Kyoto Pork Chop with Pineapple and Onions, Served with Steamed Jasmine Rice (et du pak choi) 


Après-midi : Je me remets sur mon desk, qui n’est autre que ma table ronde sur laquelle je déjeune également, mais en mode bureau. J’essaie en effet de toujours prendre le temps d’enlever mon ordinateur et l’écran le temps du repas, histoire de créer des espaces différents. L’équilibre des temps de vie est important d’après la communication reçue le 8 avril à 17h29.


18h30 : Je fais une pause afin de pouvoir entamer ma séance quotidienne de vélo avant le dîner et la formation Climate Risk de 20h30 (14h30 heure française). Je décide que cette séance se fera en jouant à Monster Hunter. Je prends bien une dizaine de minutes à préparer ma mise en scène : je déplace mes valises au niveau de la porte afin de simuler le trépied que je n’ai pas encore.

 Biking & Hunting Monsters
Making-of de la photo ci-dessus 

Finalement, c’est un échec. Jouer à jeu qui demande de la concentration tout en pédalant n’est pas une partie de plaisir. J’abandonne et décide de regarder le premier épisode de Mare of Easttown, nouvelle série HBO que m’a conseillée Amine. La séance dure une petite heure.


20h30 : N’ayant pas, ce soir, l’opportunité de respecter les recommandations du 8 avril, je dîne exceptionnellement tout en commençant la formation. Il faut bien donner la ce-for aux collègues qui l’animent. Le dîner me satisfait doublement (triplement en considérant le CISCO WEBEX qui défile devant mes yeux) car il commence – oublions la soupe – par les champignons noirs à la sichuanaise dont j’ai fait l’éloge plus tôt et se poursuit par de l’aubergine braisée au porc haché et poisson salé. L’aubergine est fondante et donne une texture très appréciable au tout. Je décide que le dîner sera quadruplement satisfaisant et sors du frigo la tartelette citron-framboise du kit de survie que Nathalie m’a apporté la veille. La douceur de la framboise qui contraste avec l’acidité du citron est une réussite.

Dining & Webexing 

22h15 : La formation ayant duré jusque 22h, je passe ensuite au second épisode de Mare of Easttown. La série est intrigante. La disposition de la télévision devant la fenêtre et les gratte-ciels illuminés en fond rendent l’expérience très agréable. Puis, curtain down.

Kate Winslet & Skyscrapers 
4
mai

Matin : Seconde journée de réveil avant l’heure prévue (8h15), et cette fois-ci sans Pinot Noir. Est-ce signe d’une recharge complète des batteries ? J’appuie sur curtain up. Je me meus et ressens de nombreuses courbatures. La veille, Adel avait paru surpris lorsque je lui ai dit que j’avais enchaîné les deux HIIT et m’avait indiqué que ce n’était pas recommandé. Mes douleurs de ce matin lui donnent entièrement raison. Je croone encore un peu et décide de faire un étirement 10 minutes allongé, jambes contre le mur. Ce sera probablement mieux qu’une nouvelle vidéo avec Alexandre Mallier. Je prends une première décision : aujourd’hui sera une journée sans sport. Je prends une seconde décision : faire plus d’étirements. J’appelle donc la réception afin d’obtenir un matelas de Yoga ainsi qu’une fitness band.

Livraison du petit-déjeuner, du matelas et de la fitness band 

Je me dirige ensuite vers ma salle de bains / séchoir et me rends compte que ce n’est toujours pas sec. Évidemment, comment évacuer l’humidité des vêtements dans une pièce elle-même humide. Je redouble donc (encore) d’ingéniosité et décide d’utiliser mon vélo comme étendoir.

Le stratagème 

Ce matin, le petit déjeuner go green est une poêlée de champignons cuisinés avec du chou frisé. Le résultat me fait penser quelque peu à des escargots beurre maître d’hôtel. C’est étonnant dès 9h30, mais ce n’est pas si déplaisant. Un œuf dur et quelques fruits coupés accompagnent le tout.

La poêlée de champignons. Je n'ai pas défait mon desk

Je me mets sur mon desk jusqu'au déjeuner. Il fait beau et c'est agréable.


Midi : Je reçois mon déjeuner. J’avais hâte de celui-ci. J’ai pris la formule Go Green car il s’agit d’un Bò Bún végétarien. Je dis ceci par abus de langage pour faciliter la compréhension, mais un Bò Bún ne peut pas être végétarien par définition. Bò signifiant bœuf et Bún les vermicelles de riz (merci à ma tante Anh pour les précisions apportées qui me permettent d’écrire ces lignes). Il s’agit en réalité d’une « Vietnamese Noodle Salad with Cripsy Tofu, Roasted Mushrooms, Confit Tomato, Beans Sprouts and Thai Basil ». En entrée, il y a des Vegetarian Net Spring Roll (que nous pouvons comparer à des nems). Commençons par ces dernier: ils ne sont pas transcendants mais comme ils sont frais, ils croustillent et c’est bien la première qualité qu’un nem (ou assimilé) doit avoir. En ce qui concerne le veggie Bún, le résultat est plutôt probant. La tomate confite donne un agréable goût légèrement sucré et la fraîcheur est au rendez-vous grâce à la salade, le concombre, le soja et le maïs. Le basilic thaï accentue cette fraîcheur en laissant une saveur anisée. Point important, les vermicelles ont l’air d’avoir été faits minute et ont donc une bonne texture moelleuse. Le tofu croustillant arrive à jouer son rôle de substitut, même si le bœuf mariné reste ordinairement plus plaisant. Les champignons par contre m’énervent car j’en ai déjà eu une dose suffisante le matin.

Le déjeuner veggie-vietnam 

Après-midi : Je reprends le travail, quand la sonnette retentit. Il s’agit du HK Department of Health (ou du moins leurs représentants dûment habilités). On est en effet au septième jour et je vais donc avoir le droit à un test. C’est mon premier contact humain physique depuis mon ami néerlandais. Ils sont deux et bien équipés: une sorte d’aspirateur géant (plus ou moins comme chez le dentiste) est positionné vers moi afin que je puisse ôter mon masque en toute sécurité. L’exercice est similaire à celui de l’aéroport : le test nasal est doux mais il est complété par un (cette fois-ci désagréable) test oral. Il s’agit de mon quatrième test PCR pour ce voyage.


La journée continue, je me rends compte qu’il n’y a plus aucun nuage dans le ciel. Je prends donc une photo. Les conditions me permettent une exposition de 1/150e de seconde, une ouverture à 5.4 et une sensibilité ISO de 200. Enfin, je dis ça mais pour ces paramètres, j'ai juste appuyé sur "Auto avancé". Dans une société du modèle Amish et de la lampe à huile, j'aurais probablement dû sélectionner moi-même un obscur "mode Paysage". Heureusement il n'en est rien. On n'arrête pas le progrès.

La montagne, sans nuages cette fois-ci 

Soirée : Comme promis à moi-même, je ne ferai pas de séance de vélo ce soir. Ce genre de promesse est d’ailleurs bien plus facile dans ce sens. Je décide donc de fêter la semaine qui vient de se dérouler (et oui, nous sommes au jour 7 !) avec un verre de Pinot Noir néo-zélandais et m’installe pour continuer l’Anomalie. Je passe plus de temps pour préparer ma mise en scène qu’à la lecture à proprement parler, mais c’est la vie d’influenceur que j’ai décidé de mener.

Nouvelle mise en scène. Le livre reste le même.  
L'envers du décor 

Le dîner arrive. Nous repartons sur la formule East (non végé) cette fois-ci. En entrée, des prawn & pork wonton avec la petite sauce au vinaigre noir qui les sublime. Miam. En plat, j’ai le droit à des crevettes sautées au Wok à la sauce saté. En accompagnement, il s’agit de vermicelles de riz et… de riz. Cette fois, malgré tout mon amour pour cette céréale, je trouve qu’il y en a trop.

Inside a prawn wonton 

Je reprends la lecture de l’Anomalie et fais deux quêtes dans Monster Hunter Rise. Le jeu semble extrêmement riche et complexe. Je me rends à la forge pour améliorer légèrement mon armure. Quelques minutes après, lassé de la lenteur de la longue épée, j’y reviens pour fabriquer une arme plus courte qui me permet une vitesse du frappe bien plus élevée.


Vers 22h30, je me reconnecte pour une réunion parisienne. Quelle vie de jetlag. Celle-ci se déroule bien. Je retourne ensuite dans mon lit pour quelques pages.


Une semaine s’est déroulée et je ne m’ennuie toujours pas. Certes, la vue est la même jour après jour. Mais je ne m’en lasse pas, surtout avec les belles éclaircies de la journée. Plus que deux donc.

5
mai

Matin : En me réveillant, je consulte internet (Twitter, Signal et Messenger notamment). Je vois qu’Adel m’a laissé une séance de HIIT à essayer. Apparemment celle-ci est difficile. Oula. Les courbatures ont l’air d’avoir cessé, alors je trouve le courage et sors de mon lit en préparation de la séance. Je retarde l’heure fatidique en me servant un café. Je lance la vidéo recommandée. Elle s’intitule INSANE 15 Minute Fat Burning Workout from Home (No Equipment). Le INSANE ne m’inspire pas confiance. Tout comme l’affiche « Dedication Discipline Desire » derrière l’animateur. Malgré tout, je prends mon courage à deux mains et je me lance. Dès les premières pompes, je sens que les courbatures de la veille ne sont pas vraiment parties. Je m’accroche et continue. Il y a simplement un exercice qu’il m’est impossible de faire avec ces courbatures (voire même sans) : une sorte d’auto traction de dos sur une chaise. J’en profite pour faire du gainage lorsque cet homme (Zeus Fitness) effectue l’exercice. La séance était bel et bien difficile et moins ludique que d’habitude. On est sur du HIIT sans fioritures. J’en viens presque à préférer les encouragements d’Alexandre Mallier qui, lui, fait des pauses entre les exercices. La douche est méritée et salvatrice. Ainsi qu’un second café.


 Monsieur Zeus Fitness, qui ne rigole pas beaucoup

Je commence à travailler car l’heure du petit-déjeuner n’est pas encore venue (pour rappel, les horaires que j’ai choisies sont 9h30 – 13h30 – 19h30). Je décide de consacrer du temps à l’amélioration de l’outil mentionné aux jours 2 et 3. Le développement sur des données basées à Paris n’est pas aisé depuis Hong Kong à cause de la latence générée par la distance qui ralentit fortement les tests. Je décide donc d’utiliser la machine virtuelle à disposition, qui semble être à Paris et connectée directement sur le réseau, ce qui va sensiblement diminuer la latence. D’autant plus que celle-ci est basée sur une configuration avec un processeur Intel Xeon E5 8 cœurs @ 2.20Ghz et 64GB de RAM qui me permettront d’aller plus vite que la lumière.

"Le Voyageur contemplant la puissance de l'Intel Xeon E5". Photographie 6000 x 4000. 2021. Collection privée.

Vient alors l’heure du petit-déjeuner. J’ouvre mon paquet du matin et découvre un assortiment de viennoiseries, avec un énorme muesli au yaourt à la grecque. En soupesant le muesli, j’ai l’impression qu’il est destiné à plusieurs personnes. A ma grande satisfaction, les viennoiseries sont bonnes. J’étais un peu inquiet, mais le feuilleté du croissant est plutôt réussi.

 Un petit air de France

Je me remets au développement. Il faudrait réussir à réduire le nombre de résultats renvoyés par l’outil. On met donc en place un système de scoring qui permettra d’évaluer la pertinence des résultats. Il faut alors laisser à l’utilisateur la possibilité de choisir le score minimal qu’il souhaite lors de sa recherche. Nous appellerons cette valeur minimale « sensibilité », car ça fait chic. Et puis nous mettrons un slider pour lui permettre de choisir une valeur (avec trois décimales) entre 0 et 1. Ca fera encore plus chic.


Midi (enfin 13h30) : Le déjeuner arrive. Il s’agit d’un Spicy Chicken Burger accompagné de ses French Fries with Rosemary Salt. Ce déjeuner occidental va me permettre de contraster avec le dîner à base de riz au riz de la veille. Toutefois, la préparation du poulet semble être faite selon les goûts locaux car le pané est à base de cuisse et non de blanc. Cela n’est pas pour me déplaire car j’ai toujours été « Team Cuisse », ce qui nous a souvent permis de trouver un certain équilibre lorsque nous partageons le traditionnel poulet rôti avec Baptiste et Sophiane. Le burger est plaisant car son mode de préparation le rend plus gras et savoureux. J’ai toutefois quelques difficultés à apprécier les notes Rosemary du sel.

On continue le retour en occident

Après-midi : Je reprends le développement et reçois un appel de Prenetics on behalf of HK Department of Health. On veut m’infliger un nouveau test les 9 et 16 mai. Ceux-ci auront lieu entre 10 et 16h. Certaines mauvaises langues diraient qu’ils s’inspirent de Chronopost. J’accepte leur proposition. De toutes façons, je n’ai pas vraiment le choix et ne risque pas d’être bien loin.

J’aperçois, au loin, des ouvriers travaillant sur un immeuble. Ils doivent être probablement entre le 17eme et le 20eme étage sur un échafaudage en bambou. Un tel échafaudage serait 6 fois plus rapide à installer et 12 fois plus rapide à désinstaller qu’un échafaudage en acier et apporterait une flexibilité supérieure pour une solidité comparable. Je suis impressionné par leur adresse et l’absence apparente de vertige à une telle hauteur.

L'échafaudage de bambou 

Soirée : J’effectue ma traditionnelle séance de vélo d’appartement avant le dîner devant le troisième épisode de Mare of Easttown. A l’inverse des séries Netflix que l’on binge watch, celle-ci, estampillée HBO, a une fréquence d’un épisode par semaine. Alors je le savoure. La séance dure une cinquantaine de minutes pour être synchronisée avec l’épisode et la montre indique une fréquence cardiaque moyenne de 110 bpm (maximale de 165 lors de mes pointes à intensité 8).

Pendant la séance, on a sonné à la porte. Je supposais qu’il s’agissait du dîner mais je me trompais. Il s’agit du trépied que j’ai commandé via Nathalie et qu’elle a déposé à la réception (merciiii! ). Il faut en effet un numéro de portable Hong Kongais (+852) pour pouvoir commander sur HKTVMall. Je suis ravi car ce trépied va peut-être pouvoir apporter un souffle nouveau à mes publications et diminuer les temps de mise en scène.

 Mon nouvel ami

Pour le dîner, j’ai le droit à un poulet au gingembre accompagné de germes de soja et de légumes du jour (ainsi que la soupe bien sûr !). Le tout est goût, notamment les germes de soja qui sont marinées dans une sauce épicée.

 Steamed Ginger Shallot Chicken White Soy Dressing, Served with Steamed Jasmine Rice (et la soupe bien sûr)

Je décide ensuite de regarder un film. Mon choix se porte sur Ma Loutede Bruno Dumont. Est-ce parce qu’une comédie en français me permettra d’éviter de réfléchir ? Est-ce par assiduité aux films avec Lucchini ? Est-ce pour me rappeler mon Nord-Pas-de-Calais ? Probablement les trois en même temps. Le film est très étrange mais quelques passages loufoques sont drôles. Je décide de ne regarder que la première moitié pour aujourd’hui et de curtain down.

6
mai

Matin : Je me lève avec la sensation qu’une nouvelle page de ma quarantaine va pouvoir s’écrire grâce à l’acquisition de ce trépied. Je réfléchis quelques instants et me dis que j’ai déjà pris des photos depuis la plupart des angles des trente mètres carré dans lesquels je vis déjà depuis neuf jours.


Ayant quelques courbatures (décidément), c’est un bon jour pour essayer la fitness band de Domyos (soutien à l’économie française). Je scanne donc le QR Code du message de bienvenue et je tombe sur une vidéo de stretching. J’essaie plusieurs fois de reproduire les mouvements de l’animatrice, mais force est de constater que ma bande n’est pas la même que sur la vidéo. La mienne a en effet des parties qui ne sont pas élastiques, comme ça. Sur la vidéo, il s’agit plutôt d’une vraie bande élastique, comme ça. Je décide donc d’abandonner et de passer à une séance de HIIT. De toutes façons, j’ai déjà pu prendre certains clichés avec mon trépied. Je retrouve donc mon ami Alexandre Mallier de MYF pour une séance de 18 minutes, celle-ci est beaucoup plus sympa que celle de la veille tout en étant plutôt intense.

Tentative avortée de séance de fitness band 

Mon petit-déjeuner du jour est l’option occidentale. Celui-ci est pour le moins costaud : une « salade » de chorizo à la patate douce (sautée probablement), accompagnée de tartines (avec un peu d’huile) et un œuf dur. J’ai également droit à des fruits coupés et un jus d’orange. Niveau protéines, glucides et lipides, nous sommes bons.

Les calories matinales 

Midi : Pour le récit, je passe directement au déjeuner car malheureusement ma journée n’est pas passionnante. Une routine s’installe-t-elle ou vous épargné-je certains détails sur le travail ? Probablement un peu des deux. Je repasse à l’option asiatique pour ce déjeuner et me délecte d’un poisson à la cantonaise, qui est très réussi et savoureux. Comme à son habitude, il est accompagné de riz. Point notable, la soupe du jour est orange aujourd’hui. J’ai donc élucidé le mystère et la soupe du jour change bien d’un jour à l’autre. Ou alors les cuisiniers du One-Eight-One sont-ils des lecteurs assidus de mon carnet de voyage ?

L'excellent Cantonese Fish Fillet in Sweetcorn sauce 

Je tente ensuite une quête dans Monster Hunter Rise, au cours de laquelle je trouve un œuf qui semble rare. Le didacticiel me conseille de le transporter. Je sélectionne le menu me permettant un retour rapide au camp de base et je vois que mon chasseur lâche l’œuf attristé. Ce n’était donc pas le bon menu. Je ragequit.


Après-midi : Une conférence visio (dite « un webex ») pour une formation débute avec mes collègues (mais pas moins amis). Le Jabra Evolve 65 me permet à nouveau de suivre ce qui se dit, tout en prenant un énième cliché pour la postérité.

Webex & Jabra Evolve 65 

Soirée : Quelques courbatures me font penser qu’une pause dans les séances quotidiennes de vélo serait bienvenue, alors je consacre mon temps à la rédaction de ce carnet. Il est 19h43 et c’est la seconde fois que j’arrive à l’écriture du moment que je vis actuellement.


Le dîner, option asiatique, n’est pas transcendant. Il s’agit d’une sorte de bœuf aux oignons. D’ailleurs, je me demande bien si un jour j’ai déjà été agréablement surpris par un bœuf aux oignons ou si je suis à chaque fois déçu par l’absence de saveur de ce plat qui, au nom, donne toujours envie, mais qui finalement ne diffère que très rarement de la version Picard du plat. Heureusement, les concombres au vinaigre relèvent l'ensemble.

Le boeuf aux oignons

Je me perds dans les méandres de YouTube et lis quelques pages du livre déjà mentionné à de nombreuses fois dans ce carnet (promis je l’aurai bientôt fini !).

7
mai

Information: Très chers lecteurs. Vous l'avez sans doute remarqué, je n'ai pas publié depuis quelques jours. L'hébergeur du site semblait malheureusement avoir quelques problèmes techniques, ce qui rendait le carnet inaccessible. Cela semble résolu ! Il va désormais falloir rattraper le retard par divers artifices: doubles publications ? ellipses ? L'avenir nous le dira...

Si vous lisez ce message, c'est que vous êtes toujours là malgré certains couacs et je vous remercie pour votre assiduité !

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Matin : Je me lève et décide que ce sera une journée sans sport physique, afin de laisse reposer mes muscles qui commencent à se lasser des doubles séances quotidiennes (même si la veille je n’avais déjà fait qu’une seule séance). Le sport sera donc virtuel ce matin et je m’offre une partie de Monster Hunter Rise. Je retente la quête de la veille que j’avais ragequit.

Les quêtes et le café 

Je la réussis sans trop de difficulté (ndlr : nous ne sommes qu’au début du jeu), même si je ne retrouve pas l’œuf rare que j’avais trouvé la veille. Je continue un peu puis vais à mon bureau (ndlr : la table ronde polyvalente à droite de la télé).

Ce soir (cet après-midi heure française), nous devons présenter avec François le magnifique outil dont je parle depuis plusieurs jours. Il faut donc le rendre le plus sexy possible. J’ajoute deux logos ainsi que des liens hypertextes directement dans l’application pour ouvrir les rapports générés. Cela le rendra définitivement plus pratique.

Pour le petit-déjeuner, j’ai opté pour l’option Go Green, car j’avais été ravi de l’Avocado Toast la dernière fois (@Mathilde, je pense que je commence vraiment à aimer ça. Sauf bien sûr, si c’est chez Alma où je le trouve surcôté – ou surpricé, c’est selon).

 L'option green du matin et son avocado toast

Midi : Je continue les optimisations de notre bel outil jusqu’au déjeuner. Ce midi, j’ai le droit à des crevettes. Lorsque j’ouvre la boîte, je constate avec une pointe de déception que l’on essaie de me mettre à la diète. Il n’y a presque aucune sauce. N’ayant ni Arôme Maggi, ni sauce Kikkoman à disposition, je vais devoir déguster mon riz immaculé. Toutefois, les crevettes sont bonnes ainsi que les brocolis. Je ne suis habituellement pas un grand fan de ce légume, mais depuis que je suis ici, je commence à l’apprécier car ils savent le rendre croquant.

 Le déjeuner "light", manquant définitivement de sauce !

Après-midi : Je reprends le travail. Je mets une marinière pour une réunion de 16h, car je doute que le jinbei intégral y soit apprécié. Il n’y aura finalement pas de visio au cours de la réunion et j’aurais pu laisser le haut du jinbei. J’effectue un premier visio avec Guillaume qui est en quarantaine à Londres afin de m'enquérir de son bien-être. Même si, une quarantaine de dix jours, ce n’est pas vraiment une quarantaine pour moi.

 Visio avec Londres

Nous sommes vendredi et il faut fêter la fin de semaine qui vient de se dérouler (et le premier jour de quarantaine à deux chiffres !). Je vais donc sur FoodPanda et commande quatre IPA légères, soyons raisonnables. Nous ne les boirons pas toutes ce soir, bien entendu, afin de ne pas être en Y lors de l’intervention de 21h30. Je regarde dehors et trouve les couleurs très jolies. Je profite alors du coucher de soleil sur les immeubles.

Le coucher de soleil sur les immeubles d'en face 


Je passe ensuite à un second visio avec François, qui lui est à Paris et n'a donc aucune quarantaine à effectuer.

Le second visio 

Soirée : Je dîne un poisson au gingembre. C’est plutôt réussi et les filets sont beaux et généreux. Je suis d’autant plus ravi que j’ai le droit aux champignons noirs à la sichuanaise en accompagnement.

 Les filets de poisson au gingembre (gauche), mais surtout les champignons noirs à la sichuanaise (bas droite)

L’ « amphi » commence vers 14h30 heure de Paris (20h30 heure locale). Nous intervenons finalement vers 22h et la présentation est succincte. D’humeur taquine, François a mis une photo du carnet dans les slides afin d’illustrer la présentation en direct.

Après l’amphi, je décide de terminer Ma Loute que j’avais commencé mercredi. Décidément, le film n’en finit pas de me surprendre et quelques scènes sont particulièrement drôles. Le trio Juliette Binoche – Valéria Bruni Tedeschi – Fabrice Lucchini dans le rôle d’une grande famille de Tourcoing est remarquable.

8
mai

Nous sommes au onzième jour. C’est à dire qu’au début d’après-midi, j’aurai effectué dix jours et demi et donc la moitié de ma quarantaine. Certains appellent ce moment la bascule : il me restera en effet moins de temps à passer dans cette chambre que le temps que j’y ai déjà passé. D’ailleurs, en parlant de la fin de quarantaine, je suis toujours en hésitation. Ma quarantaine finissant à 23h59, dois-je faire le check-out à 00h15 et m’empresser d’aller respirer l’air extérieur ou ne suis-je pas à quelques heures près et pourrai-je faire le check-out le lendemain matin ? S’ajoute à cette difficile interrogation qu’il s’agit d’un jour férié. Je pourrai donc déménager tranquillement dans la matinée, ou alors je pourrai profiter de la nuit du mardi au mercredi pour revoir LKF. Les deux options ne sont pas compatibles car apparemment il n’est pas possible de rentrer à nouveau dans la chambre après la « libération ».


Matin : Je profite du week-end pour apprécier un peu plus longtemps la vue (après avoir curtain up, bien entendu) et le confort des draps. D’autant plus que j’ai prévu de reprendre le HIIT ce matin. Je fais donc durer le moment. Je me décide enfin à attaquer la séance. Je prépare le trépied afin de l’immortaliser et me mets à la chercher sur YouTube. Je décide de partir sur une séance classique de MYF de 18 minutes. Les exercices sont divers et efficaces (pour faire monter la fréquence cardiaque) : squat jumps, montées de genoux suivies de fentes, tipping, et trois autres exercices que je ne saurais nommer. La séance se finit et ma montre indique une fréquence moyenne de 129, avec des pointes à 166.

 Petite fente lors du HIIT matinal

Petit-déjeuner : J’ai décidé de retenter l’option asiatique : je reçois alors un assortiment de Dim Sums, des vermicelles sautées et la congee du jour. Commençons par les Dim Sums : le premier est une sorte de boulette, dont l’herbe qui l’aromatise (de l’aneth ? ou assimilé peut-être) me fait penser aux Котлеты russes de Babou. C’est plutôt bon. Le second ressemble à un Banh Bao miniature. J’ai toujours beaucoup apprécié cette entrée et notamment son côté sucré-salé. Celle-ci ne me déçoit pas, à un détail près : ils ont été un peu pingres sur la garniture. Je ne me démonte pas et attaque le troisième, il s’agit d’un classique ravioli à la crevette. Même s’il se délite lorsque je l’attrape avec les baguettes, celui-ci reste appréciable. Passons à la seconde partie, plus décevante. Les vermicelles n’ont pas beaucoup de goût et manquent cruellement de sel (ou de Kikkoman ou d’Arôme Maggi). Je passe enfin à la congee, plus goutue, même si les morceaux de gelée à l’intérieur sont assez étranges.

Le East Breakfast 

Suite de la matinée : Il me faut reprendre l’écriture du carnet afin de rattraper mon léger retard. Je dois encore relire la journée de jeudi et écrire celle de vendredi, et les envoyer pour correction à Juliette, devenue correctrice attitrée dès les premières erreurs et approximations syntaxiques et grammaticales qu’elle a détectées (merci !). Afin de varier les plaisirs par rapport à samedi dernier, ce sera cette fois-ci le lit qui me servira de canapé. Cela me permettra notamment de profiter à nouveau de la vue.

 Nouvelle position d'écriture et placement de produit non réumunéré

J’écris et entame même la journée du samedi (ie. le moment présent). La sonnerie retentit vers midi. Il ne s’agit pas de mon déjeuner mais d’une nouvelle petite attention de l’hôtel (après le cactus) : un kit de peinture. Malgré mes (très) faibles talents artistiques maintes fois décriés par mes professeurs d’arts plastiques, je tenterai l’expérience. Que peindre ? La vue ? La chambre ? Moi-même, par egocentrisme ? Je prendrai la décision cet après-midi. Je prépublie ensuite la journée du jeudi. J’essaie ensuite de prépublier la journée du vendredi lorsque je me rends compte que MyAtlas est à nouveau en maintenance. Je prends sur moi et décide de jouer à Monster Hunter Rise à la place.

 Le cadeauuuuu !

Déjeuner : Je reçois mon déjeuner à l’heure habituelle (13h30). Aujourd’hui il s’agit du Kung Pao Chicken dont nous avions déjà parlé au troisième jour. Ce dernier est toujours aussi bon, même si je ne mange pas tous les piments séchés grillés (il faut dire qu’il y en a vraiment beaucoup). Je l’accompagne d’une Blue Girl afin de fêter la bascule.

 Kung Pao Chicken & sa bière de la bascule

Après-midi : Il est temps de s’essayer à l’art grâce au kit qui m’a été fourni par l’hôtel. Je vais finalement peindre le paysage que j’ai devant moi, en souvenir. Je déplace donc la table pour avoir la meilleure vue possible tout en peignant. Je commence par le ciel et la montagne qui sont les éléments les plus faciles.

Préparation du ciel featuring Angèle

Afin que les futurs visiteurs de mon exposition puissent identifier qu’il s’agit bel et bien de Hong Kong, je dessine la bauhinia blanche sur fond rouge qui représente le drapeau de la Special Administrative Region (SAR). Je suis un peu déçu car elle est assez grossière, mais on la reconnaît quand même.

 Préparation de la bauhinia

Je dois maintenant m’attaquer aux bâtiments. Je me rends compte que c’est un exercice très dur à cause des nuances de gris et de blanc à reproduire (même si certains sont colorés). Mais également à cause de tous les détails et des perspectives à représenter. Je prends rapidement la décision de tout dessiner en 2D avec des couleurs fantaisistes, sauf pour les éléments naturels. C’est du pop art, mais avec du réalisme. Le quarantine semi pop art est né. Je peins donc un par un mes bâtiments de toutes les couleurs. C’est assez long finalement, même sans devoir peindre tous les détails. D’autant plus que le bracelet électronique au poignet droit n’aide pas. Je comprends donc pourquoi à Roubaix on le porte plutôt à la cheville.

Peinture et bracelet électronique 

Je consacre à peu près trois heures en tout à l’exercice. Une fois fini, je suis assez content du résultat. Certes, je ne pourrais probablement pas en tirer le million de HKD initialement visé (à moins que Jeff Koons ne se lance lui aussi dans le quarantine pop art et popularise mon nouveau mouvement), mais cela fera le souvenir espéré. Je le présente à certains de mes amis et je reçois des réactions mitigées (dont certaines très probablement ironiques): « Hum… c’est créatif ! », « Mon Dieu », « Aucune différence avec le fond !!! », « J’adoooore », « Tu aurais pu avoir la moyenne en arts plastiques », « David Hockney », « Magnifique […] c’est pas que tu maîtrises pas, c’est ton interprétation, c’est ton âme d’artiste qui s’est retrouvée dans cette peinture qui est vraiment sublime. »

Le résultat final ! Saisissant de ressemblance non ? (Photo prise le lendemain pour la luminosité) 

Soirée : Après ces heures d’intense réflexion artistique, je décide de faire une séance de vélo tranquille afin de me détendre. Celle-ci est prolongée car je reçois un appel WhatsApp vidéo de ma maman (accompagnée de Frédéric, Maxime et Florence). Je comprends vite qu’elle ne croit pas en ma future carrière de peintre. C’est dommage (d’avoir aussi peu de sensibilité artistique, j’entends). Elle durera 56 minutes.

 Happy biking

Je dîne ensuite un Mapo Tofu végétarien (avec des Wonton en entrée, mais je crois vous avoir déjà assez parlé de Wonton). Je lis sur internet qu’il s’agit d’une recette du Sichuan. Je suis donc assez enjoué car, vous l’aurez compris, il s’agit d’une de mes régions préférées au niveau de la cuisine. Ma version est donc une variante où l’on a remplacé le porc par la fameuse Impossible Meat. Le résultat est finalement un peu décevant. Je vais ici donner des arguments au camp végétarien car le problème ne réside pas dans l’Impossible Meat qui arrive à reproduire plutôt correctement la texture de la viande, mais plutôt dans un manque de goût, ce qui est assez dommage pour ce plat : il n’est pas assez gras, aillé et pimenté par rapport à ce que j’imagine habituellement des plats sichuanais (et par rapport à la recette ci-dessus).

Le décevant mapo tofu avec les satisfaisants Wonton 

Je passe ensuite à l’activité du soir. Il s’agira de lecture et donc, bien entendu, de L’Anomalie. La quantité de pages restantes est de plus en plus faible. Je décide toutefois de curtain down avant la fin afin de laisser quelques pages pour le lendemain.

9
mai
9
mai

Matin : Je me réveille tranquillement. Le dimanche à l’hôtel est vraiment plaisant tant on peut traîner avec un peu de musique et les curtains à demi up. J’ouvre ensuite entièrement le rideau et en profite pour admirer mon œuvre de la veille qui est saisissante de ressemblance avec la réalité. Je cherche ensuite une séance de HIIT à faire à la sortie du lit. On va partir sur le type de séance qui me réussit depuis quelques jours, à savoir une session de 18 minutes animée par MYF. Celles-ci sont en effet très intéressantes car elles alternent exercices de cardios (jumping jacks, moutain climbers…) et d’autres de coordination et de gainage. Je ferai une liste et une revue à la fin de tous les liens partagés pour ceux qui voudraient s’inspirer. Nous sommes sur une fréquence cardiaque moyenne de 124 bpm et maximale de 165 bpm.

Mouvement de HIIT tout en admirant mon oeuvre 

Je petit déjeune l’option occidentale. J’ai d’ailleurs placé cette journée sous le signe du végétarianisme lors de ma commande des menus. Il s’agit donc pour commencer d’une frittata champignons, ricotta et épinards avec un peu de salade et des fruits. C’est pas mal même si ça ne restera pas dans les annales. Je prépare également mon passeport pour ce qui va suivre.

Occidental option 

Midi : A 13 heures exactement, je reçois mon deuxième test PCR at home (après celui du septième jour). Il est effectué cette fois par Prenetics. Nous sommes toujours en présence de deux personnes (mon second contact humain de la quarantaine. S’agit-il d’agents ? d’infirmiers ?) et du gros aspirateur. Celui-ci est plutôt agréable par rapport au dernier : le test nasal est très doux et le test oral également.

Pour le déjeuner, je continue l’expérience végétarienne avec l’option go green. J’ai le droit à un steak de chou-fleur rôti sur un lit de purée de patate douce, avec des lentilles, pipas et une sauce au tahini. C’est très bon et ça a beaucoup de goût, notamment le chou-fleur rôti avec la sauce, qui ressemble fortement à du pesto verde. Existe-t-il des plats à base de pesto verde qui peuvent être ratés ? Toutefois la quantité est relativement faible. Les lentilles ne recouvrent même pas entièrement le fond de la barquette. Je comprends qu’il faille être healthy, mais à quel prix ?

 Le très bon mais très maigre steak de chou-fleur

Je me délecte donc de quelques Oreo de Nathalie avec mon café, histoire de rendre le tout immédiatement moins healthy.

Le réconfort et le café

Après-midi : Je finis ENFIN l’Anomalie. C’est donc la dernière mention de ce livre dans mon carnet de quarantaine. Ma critique finale ressemblera beaucoup à celle que j’ai faite à mi-parcours lors de la journée XX : l’auteur développe un thème intéressant entre la philosophie et la science-fiction (no spoil), avec une critique sociétale discrète à base d’ironie. Les personnages sont divers sans pour autant être vraiment attachants. Le suspense est maintenu tout au long du livre et les détails scientifiques compréhensibles par des lecteurs grand public (comme moi) perlent le récit et lui donnent un intérêt supplémentaire. Nous faisons ensuite notre WhatsApp vidéo du week-end avec Mathilde (<3) puis je monte sur mon vélo pour ma séance quotidienne (qui durera 49 minutes avec une fréquence cardiaque moyenne de 106 bpm, tranquille donc).

La séance du dimanche 

DÎNER !!! : Ca y’est, c’est le grand soir du Dan Dan Day. Les nouilles Dan Dan sont probablement un de mes plats préférés de la cuisine sichuanaise, voire asiatique en général. Ma découverte d’une première version de ce plat fut Chez Van, un restaurant dans le 13ème (65 Boulevard Saint Marcel) qui propose un menu à volonté économique tout en restant de qualité et qui m’avait été conseillé par Sam’. Je l’ai ensuite réessayé à de nombreuses reprises chez le célèbre Trois Fois plus de Piment (184 Rue Saint-Martin, 75003) et TranTranZai (3 Rue de l’Ecole Polytechnique, 75005) mais également à Spitalfields Market (dit Spita’ pour les habitués de ce food court londonien) chez Dumpling Shack et Fen Noodles (version revisitée plutôt épicée avec des nouilles plus larges). Les Dan Dan se consomment avec ou sans soupe. D’expérience, je comprends qu’en Europe on a plus tendance à les consommer « sèches » alors que la version asiatique est plutôt celle à base de soupe. Deux déceptions ont rythmé ma quête de la Dan Dan parfaite. La première fut lorsque je tentai un niveau 4 (/5) chez Trois Fois plus de Piment : il s’avéra que c’était définitivement trop haut pour moi. Depuis j’alterne entre les niveaux 1 et 3 (celui-là étant déjà plutôt épicé) selon mon humeur. La seconde fut à l’Island Shangri-la de Hong Kong (novembre 2019, la douce époque où l’on avait le droit de sortir de sa chambre d’hôtel à Hong Kong) : bien qu’il fût mentionné « Signature Dish » sur le menu, c’était une version avec soupe qui n’était pas à mon goût.


Passons désormais au moment présent. Les Dan Dan du jour n’étaient pas l’option East mais bien l’option végétarienne Go Green. Celles-ci sont donc à base de l’Impossible Meat dont nous avons discuté la veille ou plus tôt encore dans ce blog. La soupe est fournie séparément (ouf, cela me laissera le choix !) J’ai également le droit à des dumplings végétariens avec leur habituel excellent assaisonnement au vinaigre noir et au piment. En ce qui concerne les nouilles, je les commence sans la soupe et le résultat est plutôt satisfaisant : la consistance de la viande a été assez bien reproduite et je retrouve le goût de mes Dan Dan. Sans la soupe, il manque peut-être toutefois un peu de piment, alors j’en rajoute légèrement afin d’assaisonner le plat sans le noyer. C’est très bon, je finis tout et m’en resservirais bien une autre ration.

 Les fameuses DanDan du soir

Soirée : Je passe quelques dizaines de minutes à essayer de comprendre ce qui se cache derrière cette Impossible Meat, qui reproduit plutôt bien la consistance de la viande. Sur leur site, je comprends qu’ils passent par une molécule, le heme que l’on retrouve dans la viande et qui lui donne sa couleur et sa consistance. Comment cette molécule est créée ? Il semble qu’il soit possible de la synthétiser grâce aux racines du soja. Tout se complique lorsque je comprends que leur soja serait une variante OGM qui leur permettrait une culture aux Etats-Unis au lieu d’un import massif du Brésil et donc serait meilleur pour l’environnement. Décidément, l’environnement a bon dos en ce moment. Je lis l’article sur leur site (premier biais déjà) qui défend la modification génétique des cultures car elle permettrait de limiter l’impact environnemental de l’alimentation de toujours plus d’êtres humains. Je ne trancherai pas sur ce sujet car je manque de recul et de connaissance mais je suis toutefois réservé sur le remplacement de la viande animale (pour raisons écologiques et de santé notamment) par une viande végétale qui nécessiterait de la synthèse industrielle de molécules et que l’on pourrait alors qualifier d’ultra transformée.


Je tente ensuite quelques photos de nuit puis j'appelle mon oncle et ma grand-mère. Je lui parle de mes tentatives de photos et il m'indique que le paramétrage doit passer par une ouverture du diaphragme au maximum afin de capter la lumière et éviter les détails du premier plan (notamment les salissures de la vitre). Dommage, j'avais fait exactement l'inverse. Je retenterai donc un peu plus tard dans la semaine avec les bon réglages.

 La vue de nuit (avec les mauvais réglages)

Je traîne encore un peu sur Internet puis clôture la semaine par le douzième curtain down de la quarantaine.

11
mai

Une nouvelle semaine commence. La dernière semaine pleine d’ailleurs. Je commence à compter les jours car je vois le bout du tunnel. Au début, ça paraissait tellement loin qu’il n’y avait pas lieu de penser à la sortie. J’ai d’ailleurs envoyé hier un mail à Chris qui s’occupe de mon appartement temporaire afin de savoir si je peux venir check-in vers 1h du matin le 19. Réponse en attente.


Matin : Je commence la semaine par une séance de HIIT. Je choisis donc le HIIT surprise de Move Your Fit. La séance ne dure que 15 minutes mais est sympathique. On y voit Alexandre Mallier dans son appartement de Tignes. La chance. Ma montre indique une fréquence moyenne de 123 bpm et maximale de 147.

Un des exercices, mode gainage 

Je me dirige ensuite vers mon desk pour commencer ma semaine de travail. J’allume mon ordinateur et, quelques minutes plus tard, celui-ci profite d’un moment d’inattention pour lancer en force la mise à jour MAJEURE que j’ai retardée depuis quelques jours. Il est souvent déconseillé de retarder les mises à jour pour des raisons de sécurité, mais je dois avouer qu’une mise à jour de 140 minutes en pleine journée de travail c’est assez peu pratique. Certains de mes collègues lecteurs se reconnaîtront évidemment dans ce texte.


Fort heureusement, je reçois mon petit-déjeuner au même moment, ce qui m’aidera à passer le temps. Il s’agit de la version occidentale qui va mettre un terme à mon végétarianisme de la veille. Le mega avocado toast au saumon est de retour et est encore plus massif que la première fois. En le dégustant, je suppose qu’au moins un avocat entier et trois tanches de saumon sont nécessaires à sa préparation. Toutefois, il reste très bon notamment assaisonné de quelques gouttes de citron.

L'avocado toast massif 

La mise à jour se faisant, je décide d’écouter la chanson Kayna de Booba sortie récemment (toujours sur ma télé grâce à mon compte YouTube Premium spécial quarantaine). Je décide d’écouter ensuite logiquement Ma Destinée avec Kayna Samet, ce qui me donne ensuite la motivation pour écouter entièrement deux des premiers albums du Duc : « Temps Mort » et « Panthéon ».


Pendant ce temps, j’essaie d’envoyer des mails. Malheureusement, Windows est farceur et affiche quelques pop-ups qui m’indiquent que mon ordinateur va redémarrer (dans le cadre de la mise à jour) dans une minute, puis redémarre l’ordinateur plutôt au bout de 15 secondes. Cela n’aide pas trop à être productif. Je reçois un message de Chris qui n’est pas très d’accord pour le check-in à 1h du matin. Il m’indique que normalement celui-ci se fait à 15h mais que par courtoisie il peut le faire à 8h. Nous nous mettons d’accord sur 9h, le 19 étant un jour férié, afin que je ne me lève pas trop tôt. Les successions de redémarrages se poursuivent et me perturbent la vie jusqu’environ 12h50. La mise à jour aura donc duré 3h20, ce qui n’est pas rien.


Midi : Pour le déjeuner, j’ai choisi l’option asiatique. Il s’agit de poulet aux champignons noirs et shitake, accompagné de riz et de brocolis. Ils ont laissé le jus du poulet, ce qui me permet de le mélanger avec le riz. J’adore.

Le steamed chicken aux champignons noirs et shitake 

Après-midi : La mise à jour étant terminée, je peux enfin travailler sereinement. Enfin presque. La rédaction de Sciences et Vie a démissionné, jugeant les objectifs de Reworld Media, leur récent nouveau propriétaire, peu compatibles avec leurs propres objectifs de qualité. Vers 9 heures du matin (heure française, donc 15h, heure de Hong Kong), est annoncé sur Europe 1 un nouveau magazine scientifique nommé Epsiloon, qui sera rédigé par l’ancienne équipe de Sciences et Vie. Ce nouveau magazine commence avec une campagne de crowdfunding sur Ulule. Pourquoi vous parlé-je de ce sujet ? Car une de mes (très) proches connaissances est liée de près à la campagne (coucou Mathilde), alors je décide de suivre le sujet avec enthousiasme. J’abonne mon colocataire Baptiste au magazine (pour son anniversaire futur, mais surtout pour donner la ce-for au projet), puis je suis en arrière-plan les débuts de la campagne. En quelques heures seulement, les 100% d’objectifs sont dépassés (1500 préventes d’abonnements), plusieurs articles paraissent dans des grands médias à propos de ce sujet, et Twitter commence à s’emparer du sujet.


Je finis la journée par ma séance de vélo quotidienne (la neuvième de la quarantaine), qui dure 49 minutes avec une fréquence cardiaque moyenne assez légère à 104 bpm.


Soirée : J’avais commandé les Saint-Jacques à la XO Sauce pour le dîner. Luxe. J’ai donc hâte de voir à quoi elles vont ressembler. Je reçois le petit paquet et m’aperçois qu’elle sont … deux ! Bon, ce sera maigre niveau Saint-Jacques, mais elles sont bien cuisinées et accompagnées par des haricots verts sautés et les concombres marinés que j’adore. Et du riz et des glass noodles, bien entendu. Malgré cette avalanche de féculents, je serais à deux doigts d’en reprendre car le vélo m’a bien ouvert l’appétit.

Les deux noix de Saint-Jacques du jour 

Je passe la soirée en continuant de suivre les aventures de Mare (Kate Winslet) dans Mare of Easttown (tout en ayant un œil sur la campagne Ulule susmentionnée dont le compteur n’arrête décidément pas de grimper).